septembre 29, 2020

Les restrictions en période de forte chaleur 

En période estivale, l’environnement ne prend pas de vacances. Au contraire, la forte chaleur, l’absence de vent et l’ensoleillement intensifient deux enjeux sanitaires majeurs : la sécheresse et la pollution de l’air. 

L’ozone (O3), polluant secondaire dit « estival », résulte de la transformation chimique de l’oxygène de l’air au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures (les « COV » composés organiques volatils), sous l’action des rayons UV solaires. Cette transformation particulièrement efficace en période ensoleillée et chaude, génère un pic de pollution « estivale ». Cette production d’ozone a de nombreux impacts sur la santé, la végétation, les bâtiments, l’agriculture et l’environnement. 

En prévention, des grandes villes telles que Paris, Lyon, ou encore Grenoble ont optés pour des mesures restrictives comme l’interdiction d’accès aux métropoles pour certaines catégories de véhicules polluants. A l’intérieur de ces zones à faibles émissions (ZFE) les véhicules doivent être identifiés grâce à une vignette. 

Si ces mesures ne sont pas suffisantes, une zone de protection de l’air (ZPA) peut être instaurée et activée temporairement en cas de pic de pollution atmosphérique les mesures prises peuvent être la circulation différenciée par exemple. 

 

En parallèle, l’Hexagone fait face à un autre enjeu : la sècheresse.  

En 2020, la France a connu le mois de juillet le plus sec depuis soixante ans. Selon Météo France, la pluviométrie, qui permet de définir le niveau de « sécheresse météorologique », n’avait jamais été aussi faible depuis 1959. L’année 2020 n’est pas une exception, déjà l’été 2019 sest caractérisé par une situation de sécheresse prolongée affectant une très large partie du territoire national, y compris des zones traditionnellement moins touchées. Les causes sont multiples : épisode de canicule, fortes températures, manque de précipitations empêchant une recharge hivernale des nappes et prélèvement excessifs. 

Pour faire face à une insuffisance des ressources en eau, certains départements sont amenés à prendre des mesures exceptionnelles de limitation ou de suspension des usages de l’eau : les « arrêtés sécheresse ». Au 24 août 2020, 79 départements sont en situation de restriction. Les seuils entraînant des mesures de restriction sont définis au niveau local par les préfets. 

Ces arrêtés prescrivent des mesures pour une durée et un périmètre déterminé. Ils prévoient les dispositions à respecter en fonction des usages (industrie, agriculture…) notamment les mesures de limitation des prélèvements d’eau. Les mesures à appliquer sont proportionnées à l’un des quatre niveaux de limitation possible qui a été défini : vigilance, alerte, alerte renforcée ou crise. 

D’autre part, les prévisions du projet Explore 2070, publiées en 2015 et qui se basaient sur des modèles du Giec, estimaient que la recharge des nappes d’eau souterraines pourrait baisser de 10 à 25% d’ici à 2070. L’étude indiquait par ailleurs que cette diminution devrait entraîner une baisse des débits des cours d’eau et une augmentation de la durée des périodes où ceux-ci sont à sec. 

Les eaux souterraines constituant les réserves d’eau douce les plus sensibles et les plus importantes pour l’Union européenne, et, surtout, la principale ressource du réseau public d’eau potable dans de nombreuses régions, la protection des nappes est plus qu’urgente. 

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