La plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui a pour mission de renforcer les échanges entre scientifiques et responsables politiques en matière de biodiversité, a publié le 5 mai, sa première évaluation mondiale de l’état de la biodiversité. Ce rapport a été élaboré par 145 experts issus de 50 pays, avec des contributions additionnelles de 310 experts. Ce rapport évalue les changements ayant eu lieu depuis les cinq dernières années et propose un éventail de scénarios possible pour les décennies à venir.
L’IPBES dans ce rapport insiste sur le déclin sans précédent de la nature et le taux d’extinction des espèces. Parmi les chiffres clés de ce rapport figurent :
Pour les auteurs de ce rapport, les cinq facteurs directs de ce changement sont par ordre décroissant : les changements d’usage des terres et de la mer, l’exploitation directe de certains organismes, le changement climatique, la pollution et les espèces exotiques et envahissantes.
Le rapport indique également que malgré les progrès réalisés pour conserver la nature et déployer des politiques en ce domaine, les trajectoires actuelles ne permettront pas d’atteindre les objectifs mondiaux visant à conserver et exploiter durablement la nature. Sans changement transformateur dans les domaines de l’économie, de la société de la politique et de la technologie, les objectifs fixés ne seront pas atteints. En effet, le rapport insiste sur d’autres données majeures dont :
L’ensemble de ces éléments, conduisent les auteurs a indiqué que la dégradation de la nature continuera jusque 2050 et au-delà, sans un profond changement. Afin d’aiguiller les politiques publiques plusieurs actions sont proposées en faveur du développement durable. Le document souligne l’importance d’adopter une gestion intégrée et des approches intersectorielles prenant en compte les compromis entre la production alimentaire et celle de l’énergie, les infrastructures, la gestion de l’eau douce et des zones côtières, ainsi que la conservation de la biodiversité.
En vue de créer une économie mondiale durable, l’évolution des systèmes financiers et économiques mondiaux a également été identifiée comme un élément primordial des futures politiques plus durables.
Ce rapport a été publié avant la réunion du G7 de l’environnement. Au regard du constat alarmant dressé par ce rapport, et conscient que seule une mobilisation internationale permettra d’inverser la tendance, les Etats se sont engagés par l’adoption de la Charte de Metz sur la biodiversité.
Lors du G7 de l’environnement, qui s’est déroulé à Metz les 5 et 6 mai 2019, a été adopté la « Charte de Metz sur la biodiversité ». Cette charte sans valeur juridique contraignante s’articule autour de trois axes : accélérer les efforts pour lutter contre l’érosion de la biodiversité, encourager la participation d’autres acteurs et parties prenantes et appuyer l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre mondial de la biodiversité post 2020. Cette charte n’est pas un aboutissement mais un signal essentiel de la part des Etats.
De plus, lors du 74ème comité de la protection du milieu marin de l’Organisation maritime internationale, qui s’est réuni en mai à Londres des mesures ont également été prises. Les Etats ont en particulier adopté les derniers textes pour l’entrée en vigueur au 1er janvier 2020 de la réduction mondiale de la teneur en soufre des carburants marins sur l’ensemble des mers et des océans.
Par ailleurs, ces engagements sont appuyés par des initiatives. À titre d’exemple l’Afnor a proposé l’élaboration de nouvelles normes volontaires pour définir outils et méthodes cadrant les projets liés à la protection de la biodiversité.
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