Tout d’abord, elle consacre le droit à l’erreur, permettant aux particuliers comme aux entreprises de se tromper dans leurs déclarations auprès de l’administration, sous réserve d’être de bonne foi, et que cette erreur survienne pour la première fois. Cette loi vient également consacrer la procédure de rescrit fiscal en matière d’urbanisme et d’environnement, et un nouveau rescrit social sur le règlement intérieur pour les entreprises. Cette loi comporte également des dispositions en matière de construction, d’autorisation environnementale, et d’évaluation environnementale.
L’article 2 de cette loi permet aux entreprises et aux personnes physiques de bonne foi, ayant méconnu pour la première fois une règle applicable à sa situation, ou ayant commis une erreur matérielle lors du renseignement de sa situation, de ne pas faire l’objet de la part de l’administration d’une sanction pécuniaire, lorsqu’elles ont régularisé leur situation de leur propre initiative ou après invitation de l’administration. Cependant, cette règle ne s’applique pas lorsque la personne est de mauvaise foi ou a commis une fraude. La preuve de la fraude devra alors être rapportée par l’administration. Ce droit à l’erreur ne s’applique néanmoins pas :
Ce droit à l’erreur s’accompagne d’un droit au contrôle de l’entreprise sur les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. L’administration opère le contrôle sur les points sollicités. Le contrôle doit avoir lieu dans un délai raisonnable, et les conclusions lui sont opposables sous réserve des dispositions de l’article L. 124-2 du code des relations entre le public et l’administration.
A côté de cette reconnaissance du droit à l’erreur, d’autres droits sont reconnus aux administrés dont la possibilité d’obtenir, préalablement à l’exercice de certaines activités, une information sur l’existence et le contenu des règles qui leurs sont applicables (article 23 de la loi). A titre expérimental un référent unique est également mis en place dans certaines administrations (article 29 de la loi).
L’article 21 de la loi introduit une procédure de rescrit fiscal en matière d’urbanisme et d’environnement, qui permet aux contribuables de bonne foi d’obtenir de la part de l’administration, une prise de position concernant certaines taxes et redevances liées à leurs projets de construction ou d’aménagement.
La loi « ESSOC » introduit également l’article L.1322-1-1 du code du travail qui permet aux employeurs d’interroger l’inspecteur du travail compétent sur la conformité de leur règlement intérieur aux dispositions législatives applicables.
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